Carin Klonowski


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artist, researcher @ESACM
@Constallationss and @WMAN
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and publisher @sun7editions
︎ carine.klonowski@gmail.com
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Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays
installation, 2021
Projet réalisé dans le cadre de ‘Blackscreen_Issues_ Sleeping_Displays’, résidence de recherche et création à Glassbox Paris, soutenu par Forte - dispositif de la région Île-de-France et avec le soutien de l’ESACM


vues d'exposition : 'Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays', Glassbox, Paris, 2021 / photographies : Margot Montigny et Glassbox
avec : Joan Ayrton, Marion Balac, Guillaume Berrut, Alix Desaubliaux, Lucie Desaubliaux, Gérald Kurdian, Emmanuel van der Meulen, Poésie Maxi

vues d’accrochage : résidence de la Coopérative de recherche de l’ESACM x In Extenso, Clermont-Ferrand, 2021
avec : Marion Balac, Alexandre Boiron, Alix Desaubliaux, Alexandre Fouillhoux, Gérald Kurdian, Léo Riechling, Nino Spanu

textes gravés ici : 
https://carinklonowski.hotglue.me/nthgbsd_https://carinklonowski.hotglue.me/?spctrmscr

extrait de l’entretien avec Clémence Agnez, revue 02 en ligne :

C.A. : Pour conclure cette résidence un peu particulière, puisqu’elle s’est tenue pendant l’année Covid, tu présentes le fruit de tes recherches, augmenté du travail de tes ami·e·s et collaborateur·ice·s qui ont orienté, chacun·e à leur manière, le développement de tes pistes initiales. Ce choix relève autant d’une méthode de travail que d’un positionnement esthétique et politique qui récuse l’unicité traditionnelle de la signature et pluralise la figure de l’auteur·ice. Peux-tu nous dire un mot sur la manière dont toutes ces contributions ont pris une place dans le projet ?

C.K. : Avant cette résidence, j’avais déjà l’habitude de travailler en collaboration et en collectifs – avec la maison d’édition associative Sun7, le collectif curatorial Le Syndicat Magnifique, le collectif de recherche en jeu vidéo WMAN, le groupe de recherche en ligne Constallationss, La Coopérative de Recherche de L’ÉSACM ou encore des collaborations plus ponctuelles avec un·e autre artiste2… Cela me paraît important, car je ne considère pas ma pratique artistique comme solitaire ou faite d’idées inédites. Elle s’intègre dans des communautés de travail et d’affects. Ces ramifications, filiations, emprunts et reformulations me semblent essentielles afin que mon travail ne soit pas hors sol et qu’il rende compte de ces communautés esthétiques et théoriques. Je ne peux pas détailler la façon dont chacun·e a pris un rôle dans le projet, mais je suis très liée à tou·te·s les artistes présent·e·s dans l’exposition, et il m’est apparu important de donner à voir ces affinités. Derrière ces froides interfaces de communication échouées, se sont nouées des relations très humaines, très organiques, qui ont résisté à l’épreuve de cette année.

C.A. : L’exposition prend la forme d’un mini-monde encapsulé dans Glassbox, un archipel de formes aux aspérités ambiguës, entre bouillonnés de tissus capiteux, écrans désossés ventriloques, cratère de météorite ou débris d’insurrection, câbles électriques à volutes baroques et ergots vénéneux. Comment as-tu (ou avez-vous) constitué ces reliefs qui présentent à la fois tes œuvres et celles des artistes invité·e·s?

C.K. : Cette mise en espace est le fruit de plusieurs propositions d’accrochage tout au long de l’année de résidence, à Glassbox et à l’ESACM, allant de présentations assez conventionnelles à des formes beaucoup plus théâtrales, incluant parfois les travaux d’autres personnes. À l’aune de ces expériences, j’ai saisi que, pour que ces objets aient la parole et ne soient pas écrasés par le vivant, ils avaient besoin d’un contexte de présentation particulier. Il me semblait nécessaire de donner la sensation que ce mini-monde leur appartient, qu’ils étaient là bien avant notre arrivée. Je voulais à tout prix éviter de me retrouver dans la position désagréable d’assumer un ascendant sur ces dispositifs, un pouvoir de résurrection. Il fallait au contraire qu’ils continuent à exister sans moi. Au cours de discussions – en particulier avec Gérald Kurdian – il nous est apparu qu’il fallait envisager la présentation des objets en îlots, comme des éléments paysagers ; ce afin de rendre plus claires les règles de ce monde, en donnant un cadre et une structure au récit, comme dans un jeu vidéo. Ces jeux de textures et de drapés se démarquent légèrement de l’asphalte de Glassbox. S’y ajoute un travail sur la lumière et la couleur, qui permet d’accentuer à la fois les signes et les contours, comme une extrusion.

Carin Klonowski investit les corporéités de nos interfaces numériques Elle manipule les filtres et cristaux liquides d’écrans devenus obsolètes et/ou inopérants. Via des interactions analogiques et poétiques, elle réanime des dispositifs inertes pour en exhaler les ultimes soupirs.

Glassbox a inauguré récemment l’exposition « Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays », qui synthétise les recherches menées avec Carin Klonowski dans le cadre d’une année de résidence ponctuée par deux restitutions partielles. Exploration matérielle et théorique des interfaces qui nous donnent accès à l’image et à l’information, (écrans de téléphone, d’ordinateur ou de téléviseur épargnés de la destruction), ce travail se construit notamment autour d’une pratique de l’écriture, de la gravure et de la performance, réaffectant en partie aux objets leurs capacités à produire du signifiant. En entrant dans Glassbox, on comprend qu’on est invité·e·s à suivre la trajectoire d’une entité fictive dans un monde post-apocalyptique gothique, dont la voix résonne encore dans les machines qu’elle a jadis habitées. Entre état d’âme d’un écran de veille mis au rebut et soliloque du PNJ (Personnage non joueur) qui erre dans son jeu vidéo passé de mode, nous voilà à notre tour investi·e·s par le souci d’une obsolescence qui se répand comme une chaleur entre les outils, les créatures numériques et leurs utilisateurice·s.

Cette exposition est également l’occasion d’élargir l’expérience à la seule relation sensible que l’artiste entretient avec ces entités provisoirement réanimées. Elle collabore à ce titre avec Gérald Kurdian, dans la conception d’une performance introductive, où elle interprète certains textes des écrans gravés, incarnant une médiation entre les objets et les publics présents lors du vernissage, tandis que Gérald gratte sur sa guitare électrique un rock emo chargé d’affects. Dans cette même perspective d’une recherche chorale, Carin Klonowski présente, au sein de l’espace de la rue Moret, les travaux de plusieurs artistes avec qui elle collabore régulièrement (Joan Ayrton, Marion Balac, Guillaume Berrut, Alix Desaubliaux, Lucie Desaubliaux, Gérald Kurdian, Emmanuel Van der Meulen, Poésie Maxi).