Carin Klonowski


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Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays
performance, avec Gérald Kurdian, boucle, 2021
Projet réalisé dans le cadre de Blackscreen_Issues_ Sleeping_Displays, résidence de recherche et création à Glassbox Paris, soutenu par Forte - dispositif de la région Île-de-France et avec le soutien de l’ESACM


vues d'exposition : 'Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays', Glassbox, Paris, 2021 / photographies 1 et 2 : Margot Montigny

[videos soon]

textes et extrait sonore ici : https://b-i-s-d.hotglue.me/

extrait de l’entretien avec Clémence Agnez, revue 02 en ligne :

C.A. : J’aimerais revenir sur cette performance que tu réalises le soir du vernissage, en duo avec Gérald Kurdian, et dans laquelle tu incarnes une des formes que pourrait prendre ce·tte locuteur·ice inconnu·e dont les plaintes langoureuses ont brûlé la surface des écrans. Quel a été le point de départ de ce travail à deux et comment s’est-il développé ? Peux-tu nous dire un mot de ce personnage qui parle à travers toi ?

C.K. : Quand j’ai rencontré Gérald, des liens évidents nous sont apparus : le rapport aux technologies de communication, à la multiplicité d’identités que cela peut induire, les questions d’affect et de récit appliquées à ces outils. Cela nous a mené·e·s à ce travail de performance en duo, dont l’enjeu majoritaire était de laisser la place aux objets comme locuteur·ice·s à part entière, tout en permettant une médiation. Les rôles s’inversent alors, et nous devenons des interfaces. L’ambition était d’invoquer les spectres qui logent dans ces objets. Cette sorte de pratique spirite se partage entre Gérald et moi : il incarne un objet spectral, joue de la musique, chante et intervient sur ma voix avec des effets de résonnances et de boucles. Je suis le vaisseau par lequel les messages circulent, j’incarne ce fameux PNJ dont j’ai parlé à plusieurs reprises. J’accueille les visiteur·euse·s avec des formules désaffectées, leur donne des indices cryptiques sur leur quête, leur demande de l’aide, comme une sorte de mission secondaire. Le tout en portant un costume qui me rend sur-visible tout en étant désingularisée, dans un cliché de manga. Cela participe à la fictionnalisation et à la virtualisation de mon corps. L’atmosphère mélancolique – pour revenir à ce que nous évoquions plus haut – qui se dégage de l’exposition est donc générée à la fois par le discours des machines et par les affects de cet·te adolescent·e en construction – adolescente que d’ailleurs je ne suis plus. Il y a là aussi une forme de hantise. Je commence la performance en disant « I’m the guardian of this place… » (« Je suis la gardienne de ce lieu… »), et je pense que c’est la formule qui résume le mieux l’enjeu de ce travail : que je sois PNJ, ado ou encore l’artiste qui performe, je ne suis pas maîtresse de cet espace, ni même franchement une de ses habitantes. J’y suis liée par un rôle, j’en suis devenue un des fantômes.

Carin Klonowski investit les corporéités de nos interfaces numériques Elle manipule les filtres et cristaux liquides d’écrans devenus obsolètes et/ou inopérants. Via des interactions analogiques et poétiques, elle réanime des dispositifs inertes pour en exhaler les ultimes soupirs.

Glassbox a inauguré récemment l’exposition « Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays », qui synthétise les recherches menées avec Carin Klonowski dans le cadre d’une année de résidence ponctuée par deux restitutions partielles. Exploration matérielle et théorique des interfaces qui nous donnent accès à l’image et à l’information, (écrans de téléphone, d’ordinateur ou de téléviseur épargnés de la destruction), ce travail se construit notamment autour d’une pratique de l’écriture, de la gravure et de la performance, réaffectant en partie aux objets leurs capacités à produire du signifiant. En entrant dans Glassbox, on comprend qu’on est invité·e·s à suivre la trajectoire d’une entité fictive dans un monde post-apocalyptique gothique, dont la voix résonne encore dans les machines qu’elle a jadis habitées. Entre état d’âme d’un écran de veille mis au rebut et soliloque du PNJ (Personnage non joueur) qui erre dans son jeu vidéo passé de mode, nous voilà à notre tour investi·e·s par le souci d’une obsolescence qui se répand comme une chaleur entre les outils, les créatures numériques et leurs utilisateurice·s.

Cette exposition est également l’occasion d’élargir l’expérience à la seule relation sensible que l’artiste entretient avec ces entités provisoirement réanimées. Elle collabore à ce titre avec Gérald Kurdian, dans la conception d’une performance introductive, où elle interprète certains textes des écrans gravés, incarnant une médiation entre les objets et les publics présents lors du vernissage, tandis que Gérald gratte sur sa guitare électrique un rock emo chargé d’affects. Dans cette même perspective d’une recherche chorale, Carin Klonowski présente, au sein de l’espace de la rue Moret, les travaux de plusieurs artistes avec qui elle collabore régulièrement (Joan Ayrton, Marion Balac, Guillaume Berrut, Alix Desaubliaux, Lucie Desaubliaux, Gérald Kurdian, Emmanuel Van der Meulen, Poésie Maxi).